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30 Juillet 2009 ❤
Daïtro - Le bout de mes levres.
Les rues redeviennent simples et silencieuses (si facilement)
Que nous pataugeons dans leur crasse (et leur poussière)
Les bras brallants, les yeux coulants
Un trop peu d'air qui t'enferme lentement
Lentement car maintenant, tu es au bout de mes lèvres
Un mégot qui s'embrase à peu près et qui me blesse lentement
Car aujourd'hui tu es au bout de mes lèvres
Cette blessure qui trop souvent ramene ses cendres juste à peine consumées
Ses cendres encore moins digérées
Mais, est-ce que tu restes aussi souvent écoeuré?
Daïtro - Laisser vivre les squelettes.
Les squelettes dans mon placard jouent á la roulette russe avec les fusils de nos coleres;
vieux, rouillés et dangereux.
Je les entends hurler comme des damnés á travers des portes honteuses,
l'animosité d'un amour éteint entre les máchoires tandis que mes mains déjá trop vieilles pour etre les miennes se fatiguent sur les serrures.
Les vestiges de ceux qui sont passés avant moi sont les moulures de ce meuble hermétique et imperméable aux gémissements et aux implorations des vivants.
Il faut pourtant ouvrir ces portes et laisser vivre les squelettes,
que je puisse enfin dormir en paix et trouver la sérénité d'une ame apaisée des fantasmes du passé qui hantent son chemin, sa maison et son sommeil.
N'ai-je pas été suffisamment bon pour mériter pareil tourment ?
Pour voir mes mains devenir squelettes et ma fiancée un pale souvenir d'une jeunesse gáchée.
Mon corps est un squelette, mon corps est un placard, mon corps est un fusil.
Daïtro - L'eau coule sous les ponts.
De l’eau coule sous les ponts charriant des cadavres, remuant la vase et ramenant á la surface des reliques d’un autre temps. On essaye tant bien que mal de rattraper ces vieilleries dont on a oublié le nom et l’usage pour tacher d’en faire quelquechose d’utile et de vaguement humain.
De l’eau coule sous les ponts, de l’eau coule sous les ponts.
Les fatalistes ont baissé les bras.
Les optimistes ont baissé les bras.
Mon père a baissé les bras.
Ma mère a baissé les bras.
Parfois quand vient le soir j’ai moi même envie de baisser les bras.
Mais qu’est ce qui nous pousse, tous, a avoir plus ou moins envie de baisser les bras?
Est ce que c’es parceque certains ont dit que le combat était perdu d’avance?
Qui étaient ils pour dire que le combat était perdu d’avance?
Qui a gagné et qui a perdu?
Les gagnants d’aujourd’hui sont les perdants de demain.
Alors qui a gagné et qui a perdu?
Les perdants d’aujourd’hui sont les gagnants de demain.
Alors qui a gagné et qui a perdu?
Qui gagnera et qui perdra.
Peu importe.
L’important c’est pas la victoire mais le combat.
x-camis0le-x
16 ans
Pich ²
(57)
France
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# Posté le dimanche 30 août 2009 08:43
Modifié le lundi 02 novembre 2009 19:51
